BYRON (1764-65)


      Lorsque Georges III eut formé le projet d'envoyer ses vaisseaux découvrir des terres inconnues, ce prince confia le commandement de l'expédition au commandant Byron. Cet officier avait, dès l'âge de dix-sept ans, été embarqué sur le vaisseau le Wagner, qui faisait partie de l'escadre d'Anson. Ce bâtiment, ainsi qu'on l'a vu plus haut, fit naufrage en 1741, sur la côte du Chili, au nord du détroit de Magellan. Le capitaine fut abandonné sur une île déserte avec quelques-uns de ses officiers, au nombre desquels était Byron et une vingtaine de matelots. Les Indiens aidèrent ces malheureux à sortir de leur île et les conduisirent au Chili. Byron resta dans ce pays jusqu'en 1744. La plupart de ses compagnons d'infortune étaient morts. Le capitaine, Byron, et un autre officier, revinrent seuls en Angleterre en 1745, sur un bâtiment de Saint-Malo.
      Le préambule des instructions remises à Byron était ainsi conçu : " Comme il y a lieu de croire qu'on peut trouver dans la mer Atlantique, entre le cap de Bonne-Espérance et le détroit de Magellan, des terres et des îles fort considérables, inconnues jusqu'ici et situées dans des latitudes commodes pour la navigation, et dans des climats propres à la production de différentes denrées utiles au commerce ; enfin, comme des îles appelées îles de Pepys et îles de Falkland, situées dans l'espace qu'on vient de désigner, n'ont pas encore été examinées avec assez de soin pour qu'on puisse avoir une idée exacte de leurs côtes et de leurs productions, quoiqu'elles aient été découvertes et visitées par des navigateurs anglais, le roi, ayant égard à ces considérations, et n'imaginant aucune conjoncture aussi défavorable à une entreprise de ce genre que l'état de paix profonde dont jouissent heureusement ses royaumes, a jugé à propos de la mettre en exécution, etc. "
      L'expédition fut composée de deux bâtiments. Le Dauphin était une frégate de vingt-quatre canons ; son équipage était composé de cent cinquante matelots.
      La Tamar était une corvette montée de seize canons, et commandée par le capitaine Mouat ; son équipage était composé de quatre-vingt-dix matelots.
      Le commodore Byron partit des Dunes le 21 juin 1764, toucha Rio-Janéiro le 13 septembre, en partit le 22 octobre, arriva au port Désiré le 21 novembre, en sortit le 5 décembre pour chercher vainement l'île Pepys, et s'assura qu'elle n'existait point. En faisant route pour regagner la côte de l'Amérique, il essuya le 15 une tempête affreuse. " Les vents, dit-il, soufflaient avec une fureur inconcevable ; les lames étaient plus hautes et plus fortes que je ne les avais vues, il y avait vingt-quatre ans, en doublant le Cap Horn avec l'amiral Anson. Je m'attendais à chaque instant à être submergé. Le vaisseau aurait été moins tourmenté, si je l'avais abandonné au gré des flots, à sec de voile ; mais notre provision d'eau était trop peu considérable, et je devais craindre d'être emporté si loin du continent, qu'elle serait entièrement consommée avant de pouvoir nous en rapprocher. Il fallut donc tenir avec une voile ; le lendemain le temps se calma. Nous étions environnés de compagnies d'oiseaux de mer qui voltigeaient autour de nous, ou se promenaient sur les eaux : des baleines nous suivaient. Le jour était beau, mais la chaleur faible. L'été de ces climats ne diffère de l'hiver d'Angleterre que par la longueur des jours. " Byron reconnut, le 20, le cap des Vierges, qui forme au nord l'entrée du détroit de Magellan, et jeta l'ancre à deux milles du rivage ; c'est de là qu'il commença à observer la côte des Patagons.
      " Au moment où nous jetions l'ancre, j'observai avec la lunette une troupe d'hommes à cheval qui arboraient une espèce de pavillon ou mouchoir blanc, et qui du rivage nous faisaient signe d'aller à terre. Curieux de connaître ce peuple, je fis mettre en mer mon grand canot ; je m'y embarquai avec M.Marshall, mon second lieutenant, et un détachement de soldats bien armés. Nous nous avançâmes vers le rivage, suivis d'un autre canot sous les ordres de M.Cumming, mon premier lieutenant. Lorsque nous n'étions plus qu'à une petite distance de la grève, nous vîmes que cette troupe se montait à environ cinq cents hommes, dont quelques-uns étaient à pied, et le plus grand nombre à cheval. Ils étaient rangés sur une pointe de roche qui s'avance dans la mer à une distance assez considérable, et continuaient de faire flotter leur pavillon, et de nous inviter par des gestes et par des cris à nous rendre auprès d'eux ; mais la descente n'était pas aisée, parcequ'il y avait peu d'eau et de très gros rochers le long du rivage. Je n'aperçus entre leurs mains aucune espèce d'armes ; cependant, je leur fit signe de se retirer en arrière, ce qu'ils firent sur le champ : ils ne cessaient pas de nous appeler à grands cris ; et bientôt nous prîmes terre, mais non sans difficulté : la plupart de nos gens eurent de l'eau jusqu'à la ceinture. Descendu à terre, je fis ranger ma troupe sur le bord du rivage, et j'ordonnai aux officiers de garder leur poste jusqu'à ce que je les appelasse ou que je leur fisse signe de marcher.
      " Après avoir fait cette disposition, j'allai seul vers les Indiens ; mais, les voyant se retirer à mesure que j'approchais, je leur fis signe que l'un d'eux devait s'avancer. Ce signe fut entendu, et aussitôt un Patagon, que nous prîmes pour un des chefs, se détacha pour venir à ma rencontre. Il était d'une taille gigantesque, et semblait réaliser les contes des monstres à forme humaine. La peau d'un animal sauvage, d'une forme approchant des manteaux des montagnards écossais, lui couvrait les épaules : il avait le corps peint de la manière du monde la plus hideuse ; l'un de ses yeux était entouré d'un cercle noir, l'autre d'un cercle blanc ; le reste du visage était bizarrement sillonné par des lignes de diverses couleurs. Je ne le mesurai point ; mais si je puis juger de sa hauteur par comparaison de sa taille à la mienne, il n'était guère au-dessous de sept pieds
(la mesure anglaise est plus petite que la mesure française d'un pouce par pied -ndle). A l'instant où ce colosse effrayant me joignit, nous prononçâmes l'un et l'autre quelques paroles en forme de salut ; et j'allai avec lui trouver ses compagnons, à qui je fis signe de s'asseoir au moment de les aborder, et tous eurent cette complaisance. Il y avait parmi eux plusieurs femmes d'un taille proportionnée à celle des hommes, qui étaient presque tous d'une stature égale à celle du chef qui était venu au-devant de moi. Le son de plusieurs voix réunies avait frappé mes oreilles dans l'éloignement ; et lorsque j'approchai, je vis un certain nombre de vieillards qui, d'un air grave, chantaient d'un ton si plaintif, que j'imaginai qu'ils célébraient quelque acte de religion : ils étaient tous peints et vêtus à peu près de la même manière. Les cercles peints autour des yeux variaient pour la couleur ; les uns les avaient blancs et rouges, les autres rouges et noirs. Leurs dents, qui ont la blancheur de l'ivoire, sont unies et bien rangées ; la plupart étaient nus, à l'exception d'un peau jetée sur les épaules, le poil en dedans ; quelques-uns portaient aussi des bottines, ayant à chaque talon une petite cheville de bois qui leur sert d'éperon. Je considérais avec étonnement cette troupe d'hommes extraordinaires, dont le nombre s'accrut encore de plusieurs autres qui arrivèrent au galop et que je ne réussis qu'avec peine à faire asseoir à côté de leurs compagnons. Je leur distribuai des grains de verroterie jaunes et blancs, qu'ils parurent recevoir avec un extrême plaisir. Je leur montrai ensuite une pièce de ruban vert ; j'en fis prendre le bout à l'un d'entre eux, et je la développai dans toute sa longueur, en la faisant tenir par chacun de ceux qui se trouvaient placés de suite : tous restèrent tranquillement assis. Aucun de ceux qui tendaient ce ruban ne tenta de l'arracher des mains des autres, quoiqu'il parût leur faire plus de plaisir encore que les grains de verroterie. Tandis qu'ils tenaient ce ruban tendu, je le coupai par portions à peu près égales ; de sorte qu'il en resta à chacun la longueur d'environ trois pieds ; je la leur nouai sur la tête, et ils la gardèrent sans y toucher aussi longtemps que je fus avec eux.
      " Une conduite si paisible et si docile leur fait, en cette occasion, d'autant plus d'honneur, que mes présents ne pouvaient s'étendre à tous. Cependant, ni l'impatience de partager ces brillantes bagatelles, ni la curiosité de me considérer de plus près, ne purent les porter à quitter la place que je leur avais assignée.
      "  Il serait naturel à ceux qui ont lu les fables de Gay, s'ils se forment une idées d'un Indien presque nu, qui, paré des colifichets d'Europe, revient trouver ses compagnons dans les bois, de se rappeler le singe qui avait vu le monde. Cependant, avant de mépriser leur penchant pour des morceaux de verre, des colliers de verroterie, des rubans et d'autres bagatelles dont nous ne faisons aucun cas, nous devrions considérer que les ornements des sauvages sont au fond les mêmes que ceux des nations civilisées ; et qu'aux yeux de ceux qui vivent presque dans l'état de nature, la différence du verre au diamant est pour ainsi dire nulle ; d'où il suit que la valeur que nous attachons au diamant est plus arbitraire que celle que les sauvages attachent au verre.
      " Les Indiens que je venais de décorer n'étaient pas entièrement étrangers à ces bagatelles brillantes. En les considérant avec un peu plus d'attention, j'aperçus parmi eux une femme qui avait des bracelets de cuivre ou d'or pâle, et quelques grains de verre bleu, attachés sur deux longues tresses de cheveux qui lui pendaient sur les épaules ; elle avait une taille énorme, et son visage était peint d'une manière plus effroyable encore que le reste du corps. J'étais curieux d'apprendre d'où elle avait eu ces bracelets et ces grains de verroterie ; je fis, pour m'en instruire, tous les signes dont je pus m'aviser, mais je ne réussis pas à me faire entendre. Un de ces Patagons me montra le fourneau d'une pipe qui était de terre rouge ; je compris bientôt que la troupe manquait de tabac, et qu'ils souhaitaient que je pusse leur en procurer ; je fis signe à mes gens qui étaient sur le bord de la mer, rangés dans le même ordre où je les avais laissés ; et aussitôt trois ou quatre d'entre eux accoururent, dans la persuasion que j'avais besoin de leur secours. Les Indiens qui, comme je l'avais observé, avaient presque toujours eu les yeux fixés sur eux, n'en virent pas plus tôt quelques-uns s'avancer, qu'ils se levèrent tous en poussant un grand cri, et furent sur le point de quitter la place pour aller sans doute prendre leurs armes, que vraisemblablement ils avaient laissés à très peu de distance. Pour prévenir tout accident et dissiper leurs craintes, je courrus au devant de mes gens, et du plus loin que je pus me faire entendre, je leur criai de retourner, et d'envoyer un d'entre eux avec tout le tabac qu'on pourrait lui donner. Les Patagons revinrent alors de leur frayeur, et reprirent leur place, à l'exception d'un vieillard qui s'approcha de moi pour me chanter une longue chanson. Je regrettai beaucoup de ne pas l'entendre ; il n'avait pas encore fini de chanter, que M.Cumming arriva avec le tabac. Je ne pus m'empêcher de sourire de sa surprise ; cet officier, qui avait six pieds, se voyait pour ainsi dire transformé en pygmée à côté de ces géants ; car on doit dire des Patagons qu'ils sont plutôt des géants que des hommes d'une haute taille. Dans le petit nombre des Européens qui ont six pieds de haut, il en est peu qui aient une carrure et une épaisseur de membres proportionnés à leur taille : ils ressemblent à des hommes d'un stature ordinaire, dont le corps se trouverait tout à coup élevé par hasard à cette hauteur extraordinaire ; un homme de six pieds deux pouces seulement qui surpasserait autant en carrure qu'en grandeur un homme d'une taille commune, robuste et bien proportionnée, nous paraîtrait bien plutôt être né de race des géants qu'un individu anormal par accident. On peut donc aisément s'imaginer l'impression que dut faire sur nous la vue de cinq cents hommes, dont les plus petits étaient au moins de six pieds six pouces, et dont la carrure et la grosseur des membres répondaient parfaitement à cette hauteur gigantesque.

      " Après leur avoir distribué le tabac, les principaux d'entre eux s'approchèrent de moi, et, autant que je pus interpréter leurs signes, ils me pressaient de monter à cheval et de les suivre à leurs habitations ; mais il eût été imprudent de me rendre à leurs instances : je leur fis signe qu'il était nécessaire que je retournasse au vaisseau ; ces chefs en parurent fâchés, et ils revinrent prendre leur place.
      " Durant cette conférence muette, un vieillard posait souvent sa tête sur des pierres, fermait les yeux pendant près d'une demi-minute, portait en suite la main à la bouche, et montrait le rivage. Je soupçonnais qu'il voulait me faire entendre que, si je passais la nuit avec eux, ils me fourniraient quelques provisions ; mais je crus devoir me refuser à ces offres obligeantes.

      " Lorsque je les quittai, aucun d'eux ne se présenta pour nous suivre : tous restèrent tranquillement assis. J'observai qu'ils avaient avec eux un grand nombre de chiens, dont ils se servent, je pense, pour la chasse des bêtes fauves, qui font une grande partie de leur subsistance. Ils ont de très petits chevaux, et en fort mauvais état, mais très vites à la course ; les brides sont des courroies de cuir avec un petit bâton pour servir de mors ; leurs selles ressemblent beaucoup aux coussinets dont nos paysans se servent en Angleterre. Les femmes montent à cheval comme les hommes, et sans étriers, et tous allaient au galop sur la pointe de terre où nous descendîmes, quoiqu'elle fût couverte d'une infinité de pierres glissantes. "

      Byron entra ensuite dans le détroit de Magellan pour faire de l'eau et du bois, et alla mouiller dans le port Famine, où il était à l'abri de tous les vents, excepté du côté sud-est. Sa provision achevée, le 5 janvier 1765, il rentra dans l'Océan Atlantique pour reconnaître les îles Falkland. Il en prit possession au nom du roi de la Grande-Bretagne ; et, après s'être radoubé dans le port Saint-Julien, il pénétra une seconde fois dans le détroit de Magellan, le 18 février.
      Deux jours auparavant il avait aperçu le long de la côte des Patagons un vaisseau inconnu faisant la même route que lui. Comme ce vaisseau semblait régler ses manœuvres sur celles de Byron, il devint suspect au commodore, qui fit monter huit canons sur le pont de sa frégate, et ordonna de se mettre en état de défense. A la fin, ce vaisseau arbora pavillon français. Byron sut depuis que c'était l'Aigle, de Saint-Malo, commandé par Bougainvillé, venu dans le détroit pour couper du bois, qu'il devait porter à la nouvelle colonie, dont l'établissement dans les îles Malouines ou Falkland lui était confié. Ainsi ce petit archipel avait déjà deux maîtres.

      Durant son second séjour dans le détroit de Magellan, Byron eut des rapports avec les Indiens qui habitaient les deux rives, près de son embouchure dans le grand Océan ; ceux-là n'étaient pas des géants. Un officier qu'il avait envoyé reconnaître la côte du nord lui rapporta qu'il avait rencontré des Indiens dont les pirogues étaient bien différentes de celles qu'il avait déjà vues dans le détroit. Elles étaient faites de planches cousues ensemble, au lieu que les autres ne consistaient qu'en écorces d'arbres nouées aux deux bouts, et maintenues à distance dans le milieu par un morceau de bois. Les Indiens lui parurent les plus stupides de toutes les créatures humaines. Malgré la rigueur du froid, ils n'avaient pour tout vêtement qu'une peau de phoque qui leur couvrait les épaules. Leur nourriture faisait soulever le cœur. Elle consistait en un gros morceau de chair de baleine, déjà en putréfaction, et d'une puanteur insupportable. L'un d'eux découpait avec les dents cette charogne, et en présentait les morceaux à ses compagnons, qui les mangeaient avec la voracité des bêtes féroces. Cependant ils ne montrèrent pas d'indifférence pour les effets des Anglais qui leur convenaient ; car un matelot s'étant endormi, les Indiens lui coupèrent le derrière de son habit avec une pierre tranchante qui leur sert de couteau.
      Tandis que Byron était mouillé près du cap Upright, sur la côte de Terre du Feu, huit Indiens débarquèrent vis-à-vis des Anglais, et allumèrent du feu ; on leur fit vainement des signes pour les engager à monter à bord. Alors Byron s'embarqua dans sa iole et alla les trouver. Ayant gagné leur bienveillance par de petits présents, il leur donna du biscuit. " Je remarquais avec autant de plaisir que de surprise, dit-il, que, si un morceau tombait à terre, aucun d'eux ne le ramassait sans m'en avoir demandé la permission. Nos gens se mirent à couper des herbes ; aussitôt les Indiens coururent en arracher, et la portèrent au canot, qui en fut bientôt rempli. Cette attention, de la part de ces bonnes gens, me toucha : je leur exprimai le plaisir que j'en éprouvais ; ils parurent sensibles à ce témoignage de ma satisfaction. Lorsque je retournai à bord, ils m'accompagnèrent dans leur pirogue. Arrivés près du vaisseau, ils s'arrêtèrent pour le considérer avec une surprise mêlée de terreur ; et cinq seulement se décidèrent avec beaucoup de peine à monter a bord. De petits présents les eurent bientôt rassurés. Un de nos officiers joua du violon ; des matelots dansèrent. Ce petit spectacle enchanta les Indiens. Impatients d'en marquer leur reconnaissance, l'un d'eux courut à la pirogue, et en rapporta un petit sac de peau de phoque, où était une graisse rouge dont il frotta le joueur de violon. Il voulait me faire le même honneur : je refusai, mais j'eus beaucoup de peine à me défendre de recevoir cette marque d'estime. Ces Indiens avaient conçu tant d'attachement pour nous, que ce ne fut pas chose aisée de les déterminer à rentrer dans leur pirogue. "

      Sorti du détroit de Magellan le 9 avril 1765, ...


ABRÉGÉ de L'HISTOIRE GÉNÉRALE des VOYAGES,
contenant ce qu'il y a de plus remarquable, de plus utile, et de mieux avéré, dans les pays où les voyageurs ont pénétré ; les moeurs des habitants, la religion, les usages, sciences et arts, commerce et manufactures ;
par J.-F.LAHARPE
Tome vingt-troisième et Tome vingt-quatrième : Cinquième partie - Voyages autour du Monde et dans le grand Océan, Livre deuxième - Voyages autour du Monde et dans le grand Océan entrepris depuis 1764
Raymond, Libraire-Editeur, 1822
L'auteur décrit lui-même sa manière de relater ces voyages : " [...] et c'est ici qu'il faut encore le laisser parler lui-même. Nous adopterons constamment cette méthode avec tous les voyageurs que nos allons suivre, la manière dont ils racontent ne nous laissant d'autre travail que celui d'abréger et de choisir ce qu'il y a de plus intéressant pour toutes les classes de lecteurs. "


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