Principaux voyages réalisés en Terre
de Feu et Patagonie,
du XVIè au XIXè siècle (liste
non exhaustive)
Depuis la fin du XVIème siècle jusqu'à la moitié du XIXème, les voyages en Terre de Feu refléteront les luttes d'influence entre portugais, anglais et espagnols, l'objectif ici étant de contrôler le passage au Pacifique.
| 1525 - 1526 | Garcia Jofré de Loyosa, Francisco de Hoces. Sept navires espagnols avec 450 hommes partirent pour imiter le voyage magellanesque : rappelons-nous que le traité de Tordesillas partageait le monde entre les espagnols et les portugais. Une tempête dispersa les navires. Le bateau de Francisco de Hoces serait alors parvenu "là où s'arrête la terre", ce qui devait être probablement l'île des États. Lui aussi remarqua des feux sur la côte. |
| 1532 | Hurtado et Grijalda. |
| 1534 - 1535 | Simon de Alcazaba. Découverte présumée des iles Malouines (qu'il aurait prises pour une extrémité du continent amérivain). |
| 1535 - 1536 | Diego de Almagro entreprit une expédition pour chercher ces fameuses villes couvertes d'or que mentionnaient la légende d'El Dorado. Il traversa la cordillière des Andes puis se dirigea vers le Sud, où il rencontra des indiens mapuches dont l'ardeur au combat refroidit son ardeur, ce qui le fit revenir au Nord (Pérou) où il annonça qu'il n'y avait pas d'or dans le Sud mais par contre qu'il était peuplé d'indiens belliqueux. |
| 1540 | Francisco de Camargo (expédition de l'évèque de Plasencia). Un des navires de sa flotte hiverna six mois dans le canal Beagle. Ils rapportèrent n'avoir vu aucun indien. Présumée redécouverte des Malouines. |
| 1541 - 1553 | Le capitaine Pedro de Valdivia voulu commencer la conquète du territoire qu'avait parcouru Diego
de Almagro. Il partit de Cuzco (Perou), avec 150 soldats. Il fondèrent la ville de Santiago del Nuevo Extremo
(Saint Jacques du nouvel Extrème !). Ils s'y établirent, semèrent du maïs, tout en résistant
aux assauts des indiens Mapuche. Au printemps 1549, il prit la direction du Sud, où vivaient les indiens Araucans. Ils fondèrent les cités de La Serena, Concepción, La Imperial, Valdivia, Angol, y des forts: Tucapel, Arauco, Purén. En 1553, Pedro de Valdivia trouva la mort dans une embuscade menée par l'indien Lautaro. Ces faits d'armes ont été racontés dans le livre La Araucana d'Alonso de Ercilla y Zúñiga, qui participera en 1557 à d'autres guerres araucanes (œuvre publié à Salamanque en trois partie, la première en1574, la seconde en 1578 et, plus tard, en 1589, la troisième partie). --lire le récit de la mort de Valdivia par Ercilla, en français. --lire "La Araucana, obra fundamental del Siglo de Oro español", avec des cartes de son voyage, sur le site de la Bibliothèque du Congrès National du Chili. (en espagnol) |
| 1553 - 1554 | F. de Ulloa : une des premières expédition d'exploration de l'extrême sud. Son récit parle notamment des indiens Chonos. |
| 1557 | Francisco de Villagra, part de Valdivia (Chili) et traverse la cordillière puis explore le sud. |
| 1557 - 1558 | Juan Ladrillero et Francisco Cortés Ojeda, partant de Valdivia (Chili) à la demande du second gouverneur, Don Garcia Hurtado de Mendoza, avec l'objectif de reconnaître le trajet par le sud pour le Chili, qui n'était alors accédé que par le nord. Ils rencontrèrent des indiens Chonos, desquels ils laissèrent une des très rares descriptions (modes de vies, coutumes). Prise de possession du détroit au nom du roi d'Espagne, puis retour au Chili. |
| 1557 - 1559 | Guerres araucanes: Expedition au sud de la rivière Bío-Bío, jusqu'à l'île de
Chiloé, sous les ordres du nouveau gouveneur du Chili, don García Hurtado de Mendoza. Accompagné
de Alonso de Ercilla, ils voyagent vers le sud du Chili, par voie terrestre à partir du Fort en Penco
(28 juin 1558). Refondation des places La Imperial, Villarica, et Valdivia; fondation de Osorno, qui marque la
limite du sud inexploré. Alonso de Ercilla arrive à Chiloé et explore les iles du golfe de
Reloncavi en février de 1558. Il remonte ensuite vers le nord à la fin de 1558, en suivant la côte,
jusqu'au fort Penco. Ensuite, les forts tomberont les uns après les autres, les espagnols sont défaits par les indiens Auracans, qui se gagneront ainsi une sorte d'indépendance de plus de 3 siècles. |
| 1577 - 1578 |
Francis Drake, le fameux corsaire anglais, partit de Plymouth le 13 décembre 1577 au commandement de cinq navires, accoste sur les côtes de Patagonie, où il aurait combattu des indiens, puis traverse le détroit de Magellan (en seulement 17 jours), et aurait vu "une île" alors qu'il dérivait vers le sud (le cap Horn ? l'Antartide ?). |
| 1579 - 1583 | Pedro Sarmiento de Gamboa, partit de Callao le 11 octobre 1579 avec deux navires (à la demande du
vice-roi du Pérou, Don Francisco de Toledo), il reconnut toute la partie occidentale du détroit de
Magellan , et fit le premier essai (désastreux) de colonisation. Il rencontra des indiens des canaux côté
Pacifique et dans le détroit de Magellan. Son histoire représente "l'expression de la découverte
intellectuelle" de la région. Un de ses objectifs était de contrer les ambitions de Drake qui
naviguait dans ces canaux, et de sécuriser l'accès au Pérou et au Chili. --lire des extraits de son voyage, en español : "Derrotero al Estrecho de Magallanes" |
| 1587 | Thomas Cavendish, corsaire anglais, stimulé par la renommée et les richesses obtenues par
Drake, sortit de Plymouth le 21 juillet 1586, avec trois navires. C'est à lui que doit son nom le Puerto
Deseado, à cause du nom d'un de ses navires, le Desire. Voyant de grands feux au niveau de la colonie Nombre de Jesus, fondée par Sarmiento de Gamboa, il alla à la rencontre des 18 survivants, mais il leur refusa tout secours. Il faut dire que le contexte était que les anglais voulaient briser le blocus des terres américaines par les espagnols. |
| 1591- 1592 | Second voyage de Thomas Cavendish, avec John Davis, lequel découvrit les 'îles méridionales de Davis' (Malouines), le 14 août 1592, devenues Îles Falklands. |
| 1593 | Richard Hawkins, partit de Plymouth le 13 juin 1593, passa le Détroit de Magellan puis pilla des peuplements de la côte du Pacifique, avant d'être fait prisonnier par l'escadre espagnole au niveau des côtes de l'Equateur. |
| 1596 | Mendana |
| 1598 - 1599 | Jacob de Mahu / Simon de Cordes. Levèrent l'ancre de Rotterdam en 1598 avec une flotte de cinq navires
(Foi, Espérance, Amour, Fidélité, Évangile, quel noms !). Hibernèrent
dans le détroit de Magellan. Sebald de Weert, hollandais, avec le bateau "Geloof" fit la première découverte 'documentée' des îles malouines, baptisées alors îles Sébaldines. |
| 1599- 1600 | Oliver van Noort, hollandais, envoyé par la Compagnie Magellan, il quitta le port de Goerce le 13 septembre 1599. Aborda au Port Deseado (Désolé), et traversa le détroit, avec pour destination les Philippines, puis le tour du monde (le quatrième de l'histoire). |
| 1681 | Sharp et Sawkins, anglais. A cette époque, de petits ports le long des côtes du Pérou
(Chili) faisaient un commerce florissant, notemment de transport du blé produit sur place vers les colonies
de Panama. Ce qui éveilla l'attention de boucaniers qui allaient onfester les côtes du Pacifique pendant
plusieurs années, rançonnant et pillant les petits ports. Ceux-ci, parmi les premiers, des boucaniers
anglais, sous le commandement des capitaines Sharp et Sawkins, traversèrent l'isthme de Panama en avril
1680. Ils vinrent croiser par deux fois devant la côte péruvienne entre 1680 et 1681. En août
1681, ils tentaient encore de s'emparer du port de Paita, mais après avoir échoué dans cette
entreprise, ils quittèrent les mers du Sud par le détroit de Magellan. -- lire "Le commerce maritime à Trujillo au XVIIème et XVIIIème siècles" par Jakob Schlüpmann, de l'Equipe Histoire et Société de l'Amérique latine, sur le site de l'Université de Jussieu |
| 1683 - 1684 | Ambroise Cowley, anglais. Partie à bord du Batchelor's Delight, pour un tour du monde, c'est lui qui forgea la légende des fameuses îles Pepys -probablement les Malouines- que des navigateurs chercheront durant près d'un siècle et demi. |
| 1684 | Cook et Eaton, anglais. "Arrivés par le détroit de Magellan, les flibustiers Cook et Eaton, associés pour l'occasion, firent leurs premières prises en mai 1684. Le 3 mai, ils prirent une première barque chargée de bois en provenance de Guayaquil. Le 18 mai, à la hauteur des îles Lobos, ils abordèrent trois navires en provenance de Huanchaco et en route pour le Panama, tous chargés de farine. Leur présence dans les mers du Sud étant cependant déjà connue des Espagnols, ils abandonnèrent alors le projet de s'attaquer à Saña ou Trujillo, et se replièrent sur les Galapagos avant d'aller visiter les côtes de l'Amérique centrale, où ils firent jonction avec plusieurs bandes de boucaniers français et anglais qui avaient traversé l'isthme de Panama." --lire "Le commerce maritime à Trujillo au XVIIème et XVIIIème siècles" par Jakob Schlüpmann. |
| 1685 | Le flibustier Swan, lui aussi arrivé par le détroit de Magellan, faisait de son côté
quelques prises dont le 8 janvier 1685, entre l'île Gallo et l'île de Gorgona, un navire d'environ
90 tonnes, chargé de farine, venant de Trujillo et allant à Panama. Ensemble, les pirates tentèrent
alors de s'en prendre par surprise à Guayaquil, mais renoncèrent après la fuite d'un de leurs
guides indiens. --lire "Le commerce maritime à Trujillo au XVIIème et XVIIIème siècles" par Jakob Schlüpmann. |
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1686- 1717
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En 1686, des flibustiers de l'île Saint-Domingue, français et anglais, passèrent par le détroit
de Magellan en direction du Pérou, l'un d'eux de retour en France, à Saint Malo, persuada
d'autres corsaires malouins d'effectuer en cet endroit des voyages commerciaux. Ce devait être la grande
époque malouine, qui permit des enrichissements considérables, malgré l'interdiction faite
par les espagnols de tout commerce avec les étrangers. Cette époque dorée finira en 1719,
quelques années après le traité d'Utrecht avec les espagnols. D'autres flibustiers de Saint-Domingue, français et anglais, souvent ensemble, firent le voyage jusqu'au Chili et au Pérou, où ils pillèrent des navires et des petis ports, avant de faire naufrage dans le canal de Magellan. "Après s'être concentrés dans la baie de Panama pour attendre l'Armada du sud dans la première moitié de 1685 et après l'attaque manquée le 28 mai, les pirates anglais et français se séparèrent en trois groupes. Le premier de ces groupes, quelques 250 hommes sous le commandement du capitaine Davis, mit à feu et à sang tout le nord de la côte péruvienne au cours de l'année 1686. Une première descente sur Huanchaco fut envisagée pour la fin de février. Les conditions difficiles de ce débarquement les firent renoncer et se tourner vers des villes moins importantes : la ville de Saña fut ainsi la première victime de ce groupe qui débarqua à Chérrepe au début du mois de mars. Le 21 mars vint le tour du port de Paita, où les flibustiers se saisirent de deux vaisseaux : l'un était le Nuestra Señora de Aranzazu chargé de sucre et d'armes, l'autre une frégate en provenance de Panama transportant quelques 350 esclaves. L'Aranzazu fut incorporé dans l'escadre des flibustiers. Deux mois plus tard, ils se saisirent d'un autre vaisseau devant Huacho, le Nuestra Señora de la Asunción, puis prirent et brûlèrent la ville de Chancay. Le 11 juillet, la ville de Pisco était prise, elle aussi. Devant le Callao, ils capturèrent 4 navires marchands, dont deux chargés de farine. A la fin du mois, ils effectuèrent une nouvelle descente sur Saña." -- lire "Le commerce maritime à Trujillo au XVIIème et XVIIIème siècles" par Jakob Schlüpmann. --lire "Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV" (extraits) |
| 1695- 1696 | Une escadre de six bateaux, de monsieur de Gennes, au départ de La Rochelle. --lire "Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV" (extraits) |
| 1698- 1701 | Trois bateaux, sous le commandement du sieur Gouin de Beauchêne partent de La Rochelle. --lire "Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV" (extraits) |
| 1690 | John Strong, anglais. Voyage aux Malouines, baptise un canal du nom de 'Falkland'. |
| 1696 | Guillaume Dumpier, pour un tour du monde. |
| 1701 | Beauchêne, français, malouin. Découvrit l'île qui porte son nom, voyage aux malouines. |
| 1701- 1703 | Le Comte de la Bédoyère commandé par Pierre Perrée du Coudray, sieur
de la Villestreux, et le Président de Grénédan, sous les ordres du sieur Jean de Launay...
depuis le port de Saint Malo. --lire "Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV" (extraits) |
| 1703 | mission fondées chez les indiens Puelches de Patagonie, par le P.Nicolas Mascardi. |
| 1703- 1705 | Le Saint Charles, sous le commandement de Perrée Du Coudray, quittait le port de Saint-Malo
avec le Murinet, commandé par le sieur de la Fontaine Fouquet. Le but déclaré de l'expédition
était de rejoindre, pour y commercer, la Chine. En réalité, pour l'armateur Danycan, il s'agissait
uniquement de retourner au Chili et au Pérou. --voir ci-dessus : l'époque malouine |
| 1703- 1705 | Le Saint-Pierre, de Saint-Malo, capitaine Eon de Carman. Après avoir hiverné quatre mois dans le détroit de Magellan, il rejoint le Saint Charles de Du Coudray Perrée à la Conception. (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1703- 1705 | Le Saint-Joseph (capitaine de Nermont Trublet), ainsi que le Baron de Breteuil (capitaine des Aulnais Bécard) et le Saint-Esprit (capitaine Porée), partis également pour commercer au Chili et au Pérou, mais sans autorisation royale. (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1703- 1704 | Le Saint-George du capitaine George Dampier et le Cinque Ports Galley (capitaine Pickering, puis capitaine Stradling) quittèrent Kinsale en Irlande le 11 septembre 1703 pour attaquer les navires français et espagnols (échec contre Perrée du Coudray). (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1704- 1705 | Le Marinet, parti de Saint-Malo le 26 décembre 1704, avec le père jésuite Nyel
à bord, dont la relation de voyage apparaitra dans les "Lettres édifiantes de missionaires jésuites".
Il ne verra pas les indiens.Son réçit montre qu'il avait eu connaissance en détail des voyages
antérieurs. --lire des extraits de son voyage |
| 1706 | Pieter van der Aa, hollandais. |
| 1706 | L'Aurore, commandée par M. de la Rigaudière, à destination du Pérou, avec le consentiment du roi d'Espagne Philippe V. (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1707- 1709 | l'Aimable et l'Oriflamme, sous les ordres du capitaine de vaisseau Chabert, à destination du Pérou, avec pour mission de se renseigner à propos d'un éventuelle insurrection de ces colonies (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1707 | Le 12 octobre 1707 Ducasse quitta Brest avec 9 vaisseaux pour le Chili et le Pérou, avec la charge d'escorter des navires espagnols pour leur retour en Espagne. |
| 1708- 1709 | Le navire corsaire Duke, commandé par Wood Rogers, avec Cook, et même Dampier
comme pilote. Attaques et pillages de ports et de bateaux le long de la côte chilienne/péruvienne:
"Le 26 mars 1709, ces derniers saisissent d'ailleurs une barque nommée Santa Josepha qui allait
de Guayaquil à Trujillo. D'un port de 50 tonneaux, elle était chargée de bois de charpente,
de cacao, de noix de coco et de tabac." C'est eux qui recueillirent le matelot Selkirk 'Robinson' après quatre années de solitude dans l'île Juan Fernandez. -- lire "Le commerce maritime à Trujillo au XVIIème et XVIIIème siècles" par Jakob Schlüpmann. |
| 1710- 1713 | La Marie-Angélique, de Saint-Malo |
| 1711 | Woods Rogers, ingles. |
| 1712 - 1714 | Amédée Louis Frezier, voyage aux îles malouines, et par le canal de Magellan, les côtes
du Chili et du Pérou. "Relation du voyage de la mer du Sud aux côtes du Chily et du Pérou",
avec une carte, publiée à Paris en 1716. --lire : troisième partie (retour de la Mer du Sud), transcrit par l'Equipe Histoire et Société de l'Amérique latine, sur le site de l'Université de Jussieu |
| 1713 | Louis Feuillée, français, religieux minime mathematicien, ex-botaniste du Roy, le premier à avoir pensé à un voyage d'évangélisation. Il fait paraître en 1714 une carte de l'Amérique Méridionale, et en 1716 sa "Relation d'un voyage dans la mer du Sud". |
| 1716 | Le Saint-François, de Saint-Malo, armé par le sieur Beauvais le Fer, avec une nouvelle fois la mission de faire rentrer les navires français rencontrés. (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1717 | La Bellone, vaisseau du Roi de France, pour aller au devant de l'escadre espagnole. |
| 1716- 1717 | Pour remettre de l'ordre, une escadre de bâtiments de guerre espagnols commandé par un français, le sieur Martinet, avec la mission de ramener -en Espagne- tous les navires français rencontrés. (voir ci-dessus, l'époque malouine) |
| 1719 | Shelvocke et John Clipperton, corsaires anglais, en un voyage autour du monde. |
| 1721 | Roggeven, Narborough, Strong, anglais. |
| 173? | De Clas, français. Il semble qu'il ait passé une douzaine de jours dans l'embouchure du Rio Grande. |
| 173? | Josselin Gardin, français. Il passa le cap Horn, et dit avoir vu un volcan en activité. |
| 1740 - 1741 | George Anson et José Pizzaro : L'Angleterre et l'Espagne, qui s'étaient
déclaré en guerre en octobre 1739, ne parvinrent pas à déplacer le champ de leurs opérations
maritimes belliqueuses à l'extrême sud, à cause du climat rigoureux de cette région
. George Anson partit de Portsmouth, Angleterre, le 18 de septembre 1740, avec six navires, 1510 hommes et 236 canons, pendant que José Pizzaro partait d'Espagne avec cinq navires, 2870 hommes et 308 canons. Entre les pertes de navires et les naufrages, ils ne se rencontrèrent ni ne s'affrontèrent. Un des bateaux de Anson, le Wager, avec Byron à son bord, fit naufrage sur les îles Guayenecos, côté pacifique, et, aidé par des indiens Chonos, l'équipage parvint au Chili. (Campbell, Alexander : "The sequel to Bulkeley and Cummins's voyage to the South-Seas: or, the Adventures of Capt.Cheap, the Hon. Mr. Byron, Lieut. Hamilton, Alexander Campbell, and others, late of H.M.S. the Wager, which waswreck'd on a desolate island in Latin 47. S. Long. 81. 40. W. in the South-Seas, anno 1741", London, 1747). Ensuite, Anson alla reconnaître l'île Juan Fernandez, célèbre pour avoir abrité le matelot Selkirk, alias Robinson Crusoé, délivré en 1709 par Wood Rogers. |
| 1763 - 1765 | José Joaquim de Ostolaza. Son navire 'La Purísima Concepción' fit naufrage le 10 janvier 1765 dans la baie Policarpo, où il rencontra des indiens (Haush). Ils parvinrent à construire un bateau avec lequel ils purent retourner à La Plata. |
| 1763 - 1764 | Alexandre Duclos-Guyot, voyage aux Iles Malouïnes et au détroit de Magellan |
| 1763 - 1764 | Louis Antoine de Bougainville, premier voyage du célèbre capitaine français. Prise de possession des îles Malouines, pour y fonder un établissement (le 3 février 1764), colonie cédée aux espagnols en 1767. |
| 1764 - 1765 | Louis Antoine de Bougainville, second voyage, avec des provisions et de nouveaux colons pour l'établissement des îles Malouines. Voyage au détroit de Magellan pour y chercher du bois de construction, et à cette occasion fait de nombreuses observations météorologiques, hydrographiques, et des études ethnographiques. |
| 1764 - 1765 | John Byron, amiral anglais, avec deux navires, le Tamar et le Dolphin. Byron avait fait partie
de l'équipage du bateau de l'expédition Anson qui avait fait naufrage sur les côtes du Chili
en 1741. Il a rencontré à plusieurs reprises des indiens : des Tehuelches, au cap des Vierges,
des Selk'nam en passant par le détroit de Magellan, et des Yamana au cap Upright. Un an après Bougainville,
il crée lui aussi un établissement aux îles Malouines (port d'Egmont). Il dira de son incursion en Terre de Feu, proche du canal de Magellan : "La terre était couverte de fleurs, qui ne craignaient pas la comparaison avec celles que l'on cultive dans nos jardins, ni par leur variété, ni par la magnificence de leurs couleurs, ni par leur arôme. Je ne peut m'empécher de croire que, n'était l'extrème rigueur de l'hiver, cette région serait par ses cultures, l'une des plus belles de la terre." --lire des extraits du voyage de Byron. |
| 1766 - 1767 | Wallis et Carteret, anglais. Il transportèrent des arbres pris sur les côtes de Terre
de Feu, pour les faire planter aux îles Malouines. Lui aussi a rencontré des Tehuelches au cap des
Vierges, notant que ceux-ci avaient probablement déjà rencontré Byron l'année précédente,
et aussi des indiens Selk'nam et des indiens en canot. Il revint avec une très mauvaise impression de toute
la région. --lire des extraits du voyage de Wallis. |
| 1766 - 1767 | le père José García : de cette expedition (?), il écrivit : 'Diario del viaje i navegación hechos por el padre José García de la Compañía de Jesus desde su misión de Cailin, hacia el sur en los años 1766 y 1767' Santiago, 1871 y 1889. Il a rencontré des indiens Chonos et en a fait une des rares descriptions. |
| 1766 - 1768 | Louis Antoine de Bougainville, troisième voyage. Cède formellement les îles malouines
aux espagnols. Ensuite il retourne au détroit de Magellan : il y rencontre des indiens Tehuelches au cap
des Vierges, dont certains connaissaient quelques mots espagnols. Il a vu aussi des Selk'nam en naviguant dans
le détroit de Magellan et des Alakalufes en rejoignant le cap Horn. Il est l'auteur d'un des premiers récits
détaillés sur les indiens fuégiens. --lire des extraits du voyage de Bougainville. |
| 1768 | Manuel Pando. Pour un deuxième essai de colonisation de la région, suite au naufrage de 'La Purísima Concepción' en 1765, il quitta Montevideo sur le bergantin 'San Francisco de Paula'. Il arriva jusqu'à la baie Saint Sébastien où il eut des contacts avec les indiens (Selk'nam). |
| 1768 - 1771 | James Cook, le premier voyage du fameux explorateur anglais. Le but de son voyage était scientifique,
envoyé par la Société Royale de Londres, qui souhaitait que ses savants puissent observer
le passage de Vénus sur le disque du soleil, pour obtenir la distance exacte de la terre à cet astre
au moment du passage; ce phénomène ne pouvait être mieux observé que depuis une des
îles de la mer du Sud. Lors de ce premier voyage, il commença par l'étude du canal Beagle. Quelques uns de ses hommes sont allés à terre, où à cause d'un tempête ils durent passer la nuit, et perdirent deux hommes, morts de froid. Il eut des paroles pour dire combien ces indiens si misérables et dénués de tout à première vue étaient pourtant capable de survivre dans ces contrées hostiles, contrairement à eux, européens. Il était accompagné de scientifiques qui firent de nombreuses observations sur la géographie, la faune et la flore. Ils rencontrèrent des indiens à l'est de île (sûrement des Haush). Il finit par passer le cap Horn pour aller dans le Pacifique. Retour à Douvres le 11 juin 1771. --lire des extraits de ce premier voyage de James Cook. |
| 1772- 1775 | James Cook, pour son second voyage. Avec l’espoir de découvrir un continent austral, un second voyage
est décidé, avec la Résolution (462 tonneaux et 112 hommes) et l’Adventure (360
tonneaux et 82 hommes). Furneaux, qui avait été le lieutenant de Wallis, eut le commandement de l’Adventure.
Cook emmena deux naturalistes et deux astronomes. Ils mirent les voiles à Plymouth le 13 juillet 1772. Il découvrit alors les îles Géorgies et Orcades du sud. Exploration du sud de la Terre de Feu, où il rencontre des indiens yamana, et de l'île des États. Retour à Portsmouth le 30 juillet 1775. Il dira en passant par le Cap Horn : "Il n'existe pas dans la nature d'endroit qui présente des visions si sauvages et si terribles". --lire des extraits du deuxième voyage de James Cook. |
| 1775- | Le troisième voyage de James Cook, dont il ne devait pas revenir (départ de Plymouth). |
| 1780 | Antonio Viedma, vrai pionnier de la découverte de la Patagonie, il fonde la première colonie de Patagonie, à San Julian. Il rencontre des indiens Tehuelche, et parcourt avec eux la région et reconnait le rio Santa Cruz. |
| 1785- 1786 | La Pérouse, Le 21 janvier 1786, il reconnait et aborde la Patagonie, la Terre de Feu où il
voit de nombreuses baleines, puis double le Cap Horn (il était parti de Brest le 1er Août 1785, pour
un tour du monde avec les navires La Boussole et L'Astrolabe). --voir portrait de Jean François Galaup de La Pérouse. |
| 1785- 1786 | Antonio de Córdoba, envoyé par le roi d'Espagne, Charles III, avec l'objectif d'approfondir les connaissances espagnoles sur le détroit de Magellan. Il partit de Cadiz le 9 octobre 1785 avec la Santa Maria de la Cabeza. José de Vargas y Once, en le récit publiera à Madrid en 1788. |
| 1788- 1789 | Antonio de Córdoba et Fernando de Miera, pour continuer les études du précédent voyage. Ils partirent de Cadiz en octobre de 1788 avec la Santa Casilda et la Santa Eulalia. Les deux lieutenants Cosme de Churruca et Ciriaco de Cevallos firent une reconnaissance minutieuse du détroit jusqu'au cap Pilar, avec de nombreuses rencontres avec les indiens. |
| 1789- 1794 | Alejandro Malaspina, marquis italien au service du gouvernement espagnol. Avec deux corvettes, la Atrevida et la Descubierta, il parcourut la baie Saint Sébastien, la baie Buen Suceso, l'île des Êtats, les Malouines. Il continua son voyage par les côtes du Chili et du Pérou, arrivant jusqu'en Alaska. Il revint à Cadiz le 21 septembre 1794, après un tour du monde. Son journal ne fut publié qu'environ un siècle après. |
| 1791 | Juan José de Elizalde. Envoyé depuis Buenos Aires, il parcourut toute les côtes atlantiques et le canal Beagle, afin d'en faire le relevé. Le 3 janvier 1791 ils entrèrrent au port Désiré (Deseado) où il y avait alors un établissement de pèche espagnol. Ils donnèrent des noms à plusieurs endroits : Cap San Pablo, caleta Policarpo,... Au retour, ils parcoururent l'île des Etats puis les Malouines. |
| Li Chili con le contrade vicine…des Patagoni:
carte de G.M.Cassini, publiée à Rome en 1676. (click sur la carte, à gauche) |
Canclini précise : "les événements politiques en Europe ont reportés les voyages aux mers du sud. Jusqu'après l'indépendance de notre pays (l'Argentine), on n'a eu aucun récit de voyage."
| 1805 | D.Justo de Molina, voyage d'exploracion de la Patagonie. |
| 1806 | Luis de la Cruz, voyage d'exploracion de la Patagonie. |
| 1815 | Guillermo Brown, irlandais, sous drapeau argentin. |
| 1817- 1867 | Au début du XIXè siècle, c'est l'essor des baleiniers français, en particulier depuis
le port de Nantes, et ce, principalement du fait d'une ordonnance royale du 14 février 1819 (puis un seconde
du 7 décembre 1829), reconnaissant l'intérêt pour la France de cette activité et donnant
des aides à ces navires de pèche... --lire "L'essor des baleiniers français au début du XIXème siècle". |
| 1817 | Hipólito Bouchard, français, sous drapeau argentin. |
| 1820 | M.Freycinet, commandant de l'Uranie, qui devait faire naufrage aux îles Malouines. |
| 18?? | M.Morell, citoyen américain, qui en rapporte une description délirante, parlant de ruines et d'édifices superbes (!!). |
| 1822 - 1823 | James Weddell, célèbre navigateur anglais, avec les navires Jane et Beaufoy.
Il fit beaucoup d'efforts pour entrer en relation pacifique et même spirituelle avec les indiens fuégiens
(Yamana). Son récit "Voyage au Pôle Sud" raconte l'impression à la fois triste
et compatissante que lui produisit la rencontre avec ces indiens. --lire, en espagnol, son récit, raconté par Canclini. |
| 1826- 1827 | Philip Parker King et Pringle Stokes, avec les navires Adventure et Beagle. Le premier voyage de Fitz Roy, relèvement des côtes et des canaux côté Pacifique, de l'île Navarino, rencontres avec des indiens des canaux (Chonos (?), Alakalufes, Yamana), observatoire à l'endroit de Port Famine, ils nommèrent le canal Beagle. Ils ramenèrent trois indiens en Angleterre : Jeremy Button, York Minster et la jeune Fueguia Basket. |
| 1826 | Le Prince de Saxe-Cobourg, capitaine Brisbane, fait naufrage le 19 décembre 1826 dans la baie Furie, à l'entrée septentrionale du canal Barbara en Terre de Feu. Sauvés en mars 1827 par le Beagle. |
| 1826 | Henry Foster, avec le Chanticleer. Études de la gravité terrestre depuis île Hermite (sud du canal Beagle). |
| 1830 | Le capitaine King parcourt et fait une reconnaissance du détroit de Magellan. |
| 1832 - 1834 | Fitz Roy, pour son second voyage, à bord du Beagle, accompagné du célèbre Charles
Darwin, qui fit "une description négative des indiens de la région, qui pèsera durant
des dizaines d'années sur la pensée européenne, et duquel il finit par se rétracter
plusieurs années après". Ils ramènent à leurs terres (leurs canaux !) les
trois indiens embarqués cinq ans plus tôt par Fitz-Roy. Premier essai in situ d'évangélisation,
mais sans succès. Parcoururent le canal Beagle et toute la zone au sud de celui-ci. --lire le récit de Darwin 'The voyage of the Beagle', in english - chez litterature.org --lire, en anglais, The Journal of Syms Covington, journal tenu par Syms Covington, assistant de Charles Darwin, lors du Second Voyage du HMS Beagle. --carte de l'île Navarino, dessinée en 1830 par Robert Fitz Roy. |
| 1832 | Pendleton, anglais, sur l'Océanic. Il passe par le Cap Horn, d'ouest en est, et réussit à sauver un homme tombé à la mer face au Cap Horn. |
| 1834- 1847 | Alcide Dessalines d'ORBIGNY, naturaliste, paléontologue et ethnologue français voyage en Amérique du Sud et rapportera de très nombreuses observations qu'il publiera: "Voyage dans l'Amérique meridionale", et notamment à propos des indiens Tehuelches et Mapuches de Patagonie. |
| 1837 - 1840 1859 |
Dumont d'Urville, publia un récit en 23 volumes, à Paris entre 1842 et 1854 : Voyage
au pole sud et dans l'Oceanie sur les corvettes l'Astrolabe et la Zélée. En 1859, paraît à Paris, chez Furne et cie., son Histoire Générale des Voyages (en 4 volumes). |
| 1856 - 1859 | M.V.de Rochas, chirurgien de la marine impériale. Rencontre avec des indiens Onas et d'autres indiens des canaux. Son récit "Journal d'un voyage au détroit de Magellan et dans les canaux latéraux de la côte occidentale de la Patagonie", texte inédit, est publié dans le site du caphorn. |
| 1859 | Le commandant argentin Piedrabuena, s'établit dans l'île Pavon, à l'embouchure du rio Santa Cruz, d'où il explore la Patagonie. |
| 1866 | Le capitaine Maine, avec la corvette Nassau, de l'armée anglaise, mena pendant quatre ans d'importants travaux hydrographiques dans les canaux fuégiens, qui précisèrent les cartes de navigation. |
| 1869 - 1870 | L'anglais George Chaworth Musters, effectue la traversée complète de la Patagonie (la première
par un homme européen), partant de Punta Arenas, pour arriver à Carmen de Patagones (aujourd'hui
au sud de la province de Buenos Aires), accompagné par des indiens Tehuelches. Il en fit un récit:
"At home with the Patagonians", publié à Londres en 1871/1873. Il retourna en Patagonie en 1873, avec le projet de traverser la cordillière depuis Valdivia, au Chili. Il fut alors fait prisonnier par les indiens, mais parvint à s'échapper. |
| 1863 - 1871 - ... | Déjà à partir de cette date, le pasteur anglais Stirling, basé aux Malouines,
voyage dans le canal Beagle, avec l'idée de s'établir dans cette zone, ramenant des indiens Yamana
avec lui aux Malouines pour leurs apprendre quelques rudiments de langue et d'agriculture, puis les ramenant dans
la zone du canal. Le 10 janvier 1869, il arrivait à Ushuaia pour s'y établir, avec des indiens qu'il connaissait. Déjà à cette époque la Terre de Feu commencait à subir la présence d'aventuriers, chercheurs d'or, éleveurs, ... de toutes sortes, dont le célèbre Julius Popper. Et le 27 septembre 1871 s'établissaient à Ushuaia le pasteur Tomas Bridges et son épouse... |
| 1874 - ... | Il faut aussi mentionner l'argentin Francisco P.Moreno, qui -à 23 ans- avec l'appui de la Société
Scientifique Argentine, marque vraiment l'emprise de l'Etat argentin sur 'sa' Patagonie et le début de sa
colonisation. Son livre "Viaje a la Patagonia Austral", édité en 1879 aura un succès
considérable. Francisco Moreno fondera le Musée d'Anthropologie et d'Arquéologie de Buenos
Aires (déménagé ensuite à La Plata). Luis Piedrabuena, établi dans l'ile Pavon, continuera cette exploration de la Patagonie et de la Terre de Feu . Mentionnons aussi (beaucoup d'expéditions à cette époque), celle de l'exporateur suédois Otto Nordenskjöld dans les années 1895/97. Les années suivantes seront marquées par les guerres d'extermination indienne en Patagonie. |
(sources : voir bibliographie)si cette page vous semble incomplète (elle l'est), et que vous avez d'autres détails, merci
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