biographie
les
miroirs
les
tigres
la mort
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JORGE LUIS BORGES
Éléments de biographie, bibliographie, textes
1899 : Il naît à Buenos Aires le 24 août 1899, au 840 rue Tucumán, près du centre ville, dans la maison de son grand père paternel.
1901 : Déménagement de la famille à Palermo, le faubourg des compadritos, mythes du tango. Naissance de sa sœur Nora. Gouvernante anglaise.
TERREURS OBSESSIONNELLES : les masques et les miroirs : Etant enfant, Borges avait peur des miroirs ; il refusait de s'endormir dans une chambre qui avait un miroir. Le symbole du miroir est l'un des plus fréquents chez Borges. Les miroirs renvoient l'aspect apparent du monde, puisqu'ils reflètent une réalité qui n'est pas en eux mais hors d'eux ; en outre, ils la reflètent inversée. Ils sont aussi réflexion de la conscience et autocontemplation, mais peuvent aussi être des portes.
Tout cristal nous guette. Si entre les quatre
Murs d'une chambre se trouve un miroir,
Je ne suis plus seul. Un autre est là, le reflet
Que dispose dans l'aube un thétre secret.
Fascination pour les tigres : même ceux qu'il dessinait ou
fabriquait l'effrayaient. Chez lui le tigre est non seulement la force et la violence, l'obscurité, le feu
et le Mal, mais aussi le temps. Il y a aussi la nostalgie d'une violence dont Borges, protégé dans
sa bibliothèque, n'a pas l'expérience. Dans un poème de vieillesse, L'autre tigre,
il essayera de l'imaginer dans sa véritable réalité.
Il apprend à apprécier la lecture dans la bibliothèque de son père.
Parmi ses premières lectures : Huckleberry Finn, L'île au trésor, Les premiers
hommes sur la lune.
HABITUDES : consulte régulièrement l'encyclopédie.
Écoute chez lui Evaristo Carriego, poète des pauvres, du tango et des mauvais garçons, ami
de son père qui vient régulièrement les visiter.
Passe ses vacances d'été a Adrogué, près de Buenos Aires, dans un grande quinta.
PREMIER ÉCRIT : à 7 ans, (basé sur un épisode de Don Quichotte) La Víscera Fatal (La visière fatale).
1908 : Il va à l'école
pour garçons, où il est rejeté par ses camarades.
Traduction du Prince Heureux d'Oscar Wilde... à 9 ans, dans un quotidien de Buenos Aires.
1914-1918 : Son père,
déjà presque aveugle, les emmène en Europe, à Genève, avec sa grand-mère
maternelle. La famille y restera jusqu'en 1918.
Le première guerre mondiale est déclarée.
Il rentre au collège Calvin à Genève, enseignement principalement en français. Il découvre
la littérature française.
Révolution russe en 1917.
1918-1919 : La famille Borges
passe l'année à Lugano
Écrit des sonnets en anglais et en français, étudie l'allemand, lit Heine, Schopenhauer, Nietzsche,
l'expressionnisme allemand.
Ritmos rojos (poèmes expressionnistes faisant l'éloge de la révolution russe)
non publiés
Los naipes del tahúr : ensemble de contes à la manière de Pio Baroja
1919-1920 : Les Borges voyagent
en Espagne (Barcelone, puis Palma de Majorque). mort de sa grand-mère maternelle. Lecture de Walt Whitman,
qu'il admirera toute sa vie.
À Madrid, participe au mouvement ultraïste et collabore aux revues Ultra, Cosmopolis
et Grecia.
Fait la connaissance de Rafael Cansinos Assens qu'il admirait et considérait comme son maître. Cansinos
ne vivait que pour la littérature, dans sa bibliothèque les livres étaient empilés
jusqu'au plafond ; il a écrit un livre de psaumes érotiques El calendario de los 7 brazos,
excellent traducteur d'œuvres complètes, les mille et une nuits, les méditations de Marc
Aurèle.
1921 : Mars : Retour à Buenos Aires, rencontre avec Macedonio Fernández, ami de son père.
1923 : Ferveur de Buenos Aires (Fervor de Buenos Aires) : première œuvre financée par son père (qui lui avait promis de lui payer le premier libre digne d'être imprimé). 300 exemplaires, dont 100 livrés à la direction de la revue Nosotros pour être offert à chaque lecteur qui se présenterait.
1924 : Deuxième voyage en Europe. Il visite Londres, Paris, Séville, Madrid. Fait escale à Lisbonne au retour vers l'Argentine.
1925 : La lune d'en
face (Luna de enfrente) : recueil de poèmes qu'il reniera.
Enquêtes (Inquisiciones) : livre d'essais
Fait connaissance, grâce à Güiraldes, des sœurs Ocampo (Victoria et Silvina) femmes de lettres
avec qui il développera une amitié et de nombreuses collaborations.
El tamaño de mi esperanza : essais.
El idioma de los Argentinos : essais.
Fait connaissance d'Alfonso Reyes. L'ambassadeur du Mexique en Argentine le définit comme le meilleur homme
de lettres d'Amérique latine, (écrivain et lecteur cultivé)
1928 : Sa sœur Nora se marie
avec un de ses amis : Guillermo de Torre. 
1930 : Cuaderno San
Martin, recueil de poèmes.
Evaristo Carriego : biographie du poète et ami de son père.
1931 : Entre au comité de rédaction de la revue SUR, la revue littéraire la plus importante d'Amérique latine, fondée par Victoria Ocampo.
1932 : Discussions, essais. Fait la connaissance de son disciple, meilleur ami et collaborateur, Adolfo Bioy Casares.
1935 : Dirige le supplément
littéraire de Crítica, où il commence à publier des récits.
Histoire Universelle de l'Infamie, qui réunit 6 biographies imaginaires publiées dans
la revue Crítica en 1933-34.
Hombre de la esquina rosada : septième biographie qu'il rajoute ; il dira :
Ce “sont le jeu d'un timide qui n'a pas eu le courage d'écrire des contes et qui s'est diverti à
falsifier ou à altérer les histoires des autres”.
1936 : Histoire de l'Éternité : essais, et parution d'une traduction de Virginia Woolf : un cuarto propio.
1937 : Publie avec l'écrivain
et critique dominicain Pedro Enriquez Ureña : Anthologie classique de la littérature Argentine.
Traduit Orlando de Virginia Woolf.
Il obtient le poste de premier assistant à la bibliothèque municipale de Miguel Cané. Il profite
de ses deux heures de trajet quotidien pour lire en italien La Divine Comédie et le Roland furieux,
et en français des œuvres de Léon Bloy.
1938 : Mort de son père “homme tellement modeste, qu'il aurait aimé être invisible”. Celui-ci accueillit la mort comme une libération de la douleur de vivre.
La veille de Noël, alors qu'il montait l'escalier en courant, il s'écorche la tête contre un battant de fenêtre fraîchement repeint. La blessure s'infecte, une septicémie se déclare, il passe des nuits sans dormir avec des hallucinations, il finit par entrer à l'hôpital. Il se remet à écrire dès sa convalescence. Depuis cette date, sa vue est très mauvaise, et il dépend de plus en plus de sa mère ou de ses amis pour ses travaux littéraires.
1939 : dans la revue SUR :
Pierre Menard, auteur du Quichotte, conte fantastique.
Première traduction en français, par Nestor Ibarra : L'approche du caché.
1940 : Mariage de ses amis
Silvina Ocampo et Adolfo Bioy Casares.
Les trois écrivent : Anthologie de la littérature fantastique
1941 : Le jardin aux
sentiers qui bifurquent (Jardín de los senderos que se bifurcan), contes entre réalité
et fiction et Antología poética Argentina, avec Silvina Ocampo et Adolfo Bioy Casares.
Traduit depuis le français : Un Barbare en Asie, de Henri Michaux et depuis l'anglais Palmeraies
sauvages de Faulkner.
1942 : Six énigmes
pour don Isidro Parodi, parodies de nouvelles policières, avec Bioy Casares sous le pseudonyme de
H.Bustos Domecq (Bustos et Domecq étant les noms de leurs arrière-grands-pères).
La revue SUR publie un texte “Desagravio para Borges” d'importants auteurs d'Amérique
latine, déçus que son livre 'Jardín de los senderos que se bifurcan' n'ait pas
été choisi pour le concours national..
1943 : Poemas :
compilation qui rassemble presque toute son œuvre poétique de 1922 à 1943.
Los mejores cuentos policiales, avec Bioy Casares.
Traduit et préface une anthologie de nouvelles de Kafka : La Métamorphosis (La métamorphose)
1944 : Fictions (Ficciones) : regroupe le Jardin aux sentiers qui bifurquent et Artificios, qui inclut des nouvelles comme Funes ou la mémoire (Funes el memorioso).
1946 : Le 24 février,
Perón devient président ; la municipalité lui retire son poste de bibliothécaire
et le nomme inspecteur des volailles et lapin d'un marché. Il démissionne et humilié, devient
un symbole de la résistance au totalitarisme (“Les dictatures fomentent l'oppression, les dictatures
fomentent la servilité, les dictatures fomentent la cruauté ; encore plus abominable est le
fait qu'elles fomentent la stupidité.”). Il est nommé directeur de la revue Anales de Buenos
Aires.
Lance de nouveaux écrivains : Julio Cortazar et Felisberto Hernandez. 
1947 : Nueva refutación del tiempo , essai qui fera partie de Nouvelles Enquêtes.
1949 : L'Aleph : une des meilleures œuvres de littérature fantastique. “Le Zahir” décrit la réalité sociale de l'Argentine.
1950 : Il préside
l'Association Argentine des Écrivains (SADE), hostile a Perón, pour 3 ans.
Enseigne la littérature anglaise à l'association argentine de culture anglaise et au collège
libre des études supérieures.
1951 : La muerte et
la brújula, anthologie de nouvelles déjà publiées auparavant. Sa popularité
grandit à l'étranger. Anciennes littératures germaniques, avec Delia Ingenieros.
Publication en français de Fictions, préface de Nestor Ibarra.
1952 : Nouvelles Enquêtes (Otras inquisiciones), essais.
1953 : Martin Fierro,
avec Mague Guerrero. Édition du premier volume de ses œuvres complètes.
Publication à Paris de Labyrinthes, préfacé par le célèbre
critique Roger Caillois.
1955 : La sœur d'Héloïse,
avec Luisa Mercedes Levinson.
Chute de Perón... Le nouveau gouvernement le nomme directeur de la Bibliothèque Nationale. Il commence
à devenir aveugle. Il se prive de lecture et d'écriture, mais sa cécité s'aggrave,
alors il l'assume en niant toute importance à cette infirmité. "Ma cécité
avait progressé régulièrement dès mes 8 ans en 1927. J'ai subit 8 opérations
mais en 1950 quand j'ai écrit mon poème Los Dones, j'étais déjà presque
aveugle à force de lire et d'écrire.
La cécité a régné sur ma famille, comme elle a
régné sur les deux derniers directeurs de la Bibliothèque Nationale."
Dans un quatrain stoïque et admirable, il dit :
“Personne ne laisse échapper une larme ou un reproche
à la déclaration de la maîtrise de Dieu,
qui, avec une ironie magnifique
m'a donné à la fois les livres et la nuit.”
Membre de l'Académie Argentine des Lettres.
Trois ouvrages en collaboration avec Bioy : Los orilleros (les gens du faubourg) et El
paraíso de los creyentes (le paradis des croyants), scénarios de films ; Cuentos
breves y extraordinarios (contes brefs et extraordinaires), anthologie ; Poésia gauchesca
(Poésie gaucho).
Avec Luisa Mercedes Levinson : La hermana de Eloisa (la sœur d’Héloïse), contes.
Avec Bettina Edelberg, Leopoldo Lugones, essai.
1956 : professeur de littérature anglaise à la Faculté de Philosophie et de Lettres. Est reçu Honoris Causa de l'université de Cuyo. Esprit infatigable, il apprend par cœur ses textes pour les dicter après.
1957 : Manuel de Zoologie fantastique, en collaboration avec Margarita Guerrero. Œuvres complètes publiées au Mexique.
1960 : L'Auteur (El
hacedor) : divers écrits en vers et en prose.
Libro del cielo et el infierno (le Livre du ciel et de l'enfer), avec Bioy Casares, anthologie
sur ces thèmes.
1961 : Reçoit le prix
FORMENTOR, qu'il partage avec Samuel Beckett.
Le gouvernement italien lui décerne le titre de Commendatore.
Voyage avec sa mère aux États-Unis, où il vivra jusqu'en 1962, invité par la Fondation
Tinker. Donne des cours à l'Université du Texas.
Anthologie
personnelle, sélection personnelle de poèmes et proses.
1962 : Rentre à Buenos
Aires en février ; édition de son œuvre en France et aux États-Unis.
Il est fait commandeur des Arts et Lettres, sur proposition d'André Malraux, ministre français de
la culture.
Prix du Fonds National de l'Art, Argentine.
Labyrinths et Fictions, paraissent en Angleterre et aux Êtats-Unis.
Voyage en Europe avec sa mère, conférences en Angleterre, Suisse, Suède, Espagne, France,
Écosse.
De plus en plus affaibli, il se montre humble et facétieux, avec toujours son ironie très subtile.
Il donne de larges interviews à la presse, de brillantes conversation et dissertations, il récite
des poèmes, et croit au miracle de l'intimité établie avec son auditoire.
1964 : Invité par
le Congrès pour la Liberté et la Culture. Assiste au congrès international d'écrivains
de Berlin, où il rencontre Miguel Angel Asturias, Günter Grass, Guimaraes Rosa.
L'UNESCO l'invite avec Guiseppe Ungaretti à la célébration en hommage à Shakespeare
à Paris.
Voyage en Angleterre où il visite des ruines datant de l'invasion des Vikings.
1965 : Literaturas
germánicas medievales (Littératures germaniques médiévales), avec María
Ester Vázquez.
Visite le Pérou pour la première fois avec María Ester Vázquez, visite le Machu Pichu,
donne des conférences (Pérou, Colombie, Chili). Décoré de l'ordre du Soleil au Pérou,
chevalier de l'Empire Britannique.
Écrit des paroles de milongas qui sont mises en musique par Astor Piazolla.
1967 : Introduction
à la littérature nord-américaine, avec Esther Zemborain de Torres.
Visite le Pérou, la Colombie y le Chili, pour la première fois.
L e 21 septembre 1967, il se marie avec Elsa Astete Millán qu'il avait connu dans sa jeunesse et qu'il n'avait
pas revu depuis 30 ans. Ils partent aux États-Unis, pour occuper la chaire de poésie à l'université
de Harvard.
1968 : El libro de
seres imaginarios (le Livre des êtres imaginaires), avec Margarita Guerrero.
Nueva antología personal (Nouvelle anthologie personnelle, qui complète la première).
Retour en Argentine. Nommé membre honoraire étranger de l'Académie des Arts et des Sciences
de Boston. Élevé au grade de grand officier de l'Ordre du Mérite par l'ambassadeur d'Italie
en Argentine.
1969 : Eloge de l'ombre
(Elogio de la sombra) : textes en prose et vers.
Voyage en Israël, il donne des conférences à Tel Aviv et a Jérusalem.
En son hommage “Symposium Borges” à l'université de Oklahoma, récite ses poèmes à
l'université de Georgetown.
A São Paulo, Brésil, reçoit le prix littéraire Inter-Américain.
1970 : le rapport de
Brodie (Informe de Brodie), nouvelles.
octobre : divorce “pour appartenir à deux mondes différents”.
candidat au Nobel (c'est Solzhenitsyn qui l'obtiendra).
1971 : Docteur Honoris Causa
de l'université de Columbia - USA, et de l'université d'Oxford.
“Rencontre avec Jorge Luis Borges”, Université de Yale - USA.
Voyage en Angleterre, Écosse et Islande.
Prix Jérusalem - Israël. 
1972 : L'or des tigres
(El oro de los tigres), prose et poèmes.
Cours de littérature hispano-américaine à l'université de New Hampshire, Docteur Honoris
Causa de l'université de Michigan.
Visite le Texas et New York ; ses poèmes sont lus en anglais au Poetry Center.
1973 : La municipalité
de Buenos Aires lui décerne le titre de CITOYEN ILLUSTRE.
Conférences sur le métier d'écrivain à Madrid à l'Institut de Culture Hispanique.
Le retour au pouvoir du parti péroniste le conduit à démissionner de son poste à la
Bibliothèque Nationale.
Décembre : Prix ALFONSO REYES - Mexico.
1974 : Publication des ses Œuvres Complètes.
1975 : Le
livre de sable (El libro de Arena), nouvelles fantastiques.
La rose profonde (La rosa profunda), poèmes.
Livre de préface (Prólogos), compilation de 38 préfaces écrites entre 1923
et 1974.
Mort de sa mère le 8 juillet à l'âge de 99 ans, après une agonie de 23 ans.
Septembre : voyage aux États-Unis (Michigan) avec María Kodama.
Reçoit plusieurs prix, se moque de lui-même : “Je voudrais vous remercier pour une si généreuse
erreur”
1976 : Livre des rêves
(Libro de sueños), récits.
La monnaie de fer (La moneda de hierro), poèmes.
Qu'est ce que c'est que le bouddhisme ? (Qué es el budismo?), essai, avec Alicia Jurado.
nouveaux contes de Bustos Domecq (Nuevos cuentos de Bustos Domecq), avec Bioy Casares.
Invité comme orateur principal au premier congrès mondial sur Shakespeare, à Washington -
États-Unis.
Docteur Honoris Causa de l'université du Chili, décoré de la grand-croix BERNARDO
O´HIGGINS (Chili).
Visite à nouveau le Mexique.
1977 : Visite Paris, Genève,
Venise, Rome, Milan
Octobre : participe à Paris à un hommage à Ricardo Güiraldes (auteur de Don Segundo
Sombra), conférence à la Sorbonne, inaugure une exposition de son ami Xul Solar, peintre et écrivain
de génie.
Histoire de la nuit (Historia de la noche), recueil de poèmes dédiés à
María Kodama.
Adrogué, poèmes, avec des illustrations de sa sœur Norah.
1978 : Petite anthologie
anglosaxonne (breve antología anglosajona), avec María Kodama
Docteur Honoris Causa à la Sorbonne.
Voyage officiel au Mexique, décoré par le gouvernement colombien à Bogota, assiste au congrès
de littérature de Quito, Équateur. Voyage avec María Kodama à Genève et en Égypte.
1979 : Obras completas
en colaboración
Participe en mai, à un hommage rendu par l'UNESCO à Victoria Ocampo.
En août : hommage officiel au théâtre Cervantes de Buenos Aires, à l'occasion de
ses quatre-vingt ans.
1980 : Voyage aux États-Unis,
invité par le Pen Club de New York.
Reçoit le prix Cervantes des mains du roi d'Espagne, et le prix Cino del Duca à Paris.
Siete noches (sept nuits), conférences, publié au Mexique.
1981 : Le chiffre (La
cifra), poèmes, dédiés à María Kodama.
Prix Balzan, remis par le président Sandro Pertini (Italie).
Prix OLLIN YOLIZTLI - México ; Docteur Honoris Causa -
Puerto Rico ;
Docteur Honoris Causa - Harvard.
1982 : Neuf essais
sur Dante (9 Ensayos Dantescos)
Voyage aux États-Unis, en Europe (Genève, Allemagne).
1983 : 19 janvier :
commandeur de la Légion d'Honneur à Paris par François Mitterrand, président de la
France.
Publication, le 27 mars, dans le journal La Nacion, d'un récit de Borges qui prévoit son suicide.
Comme la date arrive et qu'il ne s'est pas suicidé, il déclare : "En réalité
ça fait 84 ans que je me suicide. Et qui peut garantir que je ne me suis pas déjà suicidé ?
Un autre Borges s'est suicidé."
1984 : Voyages avec María
Kodama : en Italie (Honoris Causa de l'université de Palerme), en Grèce (Honoris Causa de l'université
de Crète) ; en Espagne et au Portugal. Son état de santé s'aggrave.
Assiste au 7ème congrès mondial des poètes à Marrakech, avec notamment Léopold
Sédar Senghor, Gascoyne,...
1985 : Repos en Italie, où
il reçoit le Prix Etrurias de Literatura, puis voyage aux États-Unis.
Los Conjurados, poèmes - SON DERNIER LIVRE.
Fin décembre, il arrive à Genève “Je crois que je ne retournerais plus jamais en Argentine”.
1986 : Hospitalisation
momentanée fin janvier. Il demande à être enterré avec sa mère s'il meurt en
Argentine, sinon à Genève, s'il meurt en Europe.
Il se marie le 26 avril avec María Kodama par procuration au Paraguay.
Le 14 juillet 1986 à 8 h 30 : il meurt à Genève, après une dernière
nuit où le veillent María Kodama et Hector Bianciotti. Il est enterré au cimetière
de PLENPALAIS.
Sources : biografía de Gloria Helena Alcala Mejía, L'univers de J.L.Borges (Centre Georges Pompidou), Essai d'autobiographie (J.L.Borges), Borges par e.rodriguez monegal.
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